Qui protègera nos données de santé ?

Qui protègera nos données de santé ?

Consulter un dossier médical à distance, échanger des images et les résultats d’un examen avec un confrère pour partager un diagnostic… Les données de santé vont prendre de l’importance dans le système de santé de demain. Mais les professionnels ne sont pas les seuls à manipuler ces données, les applications mobiles et les objet connectés nous poussent un peu plus chaque jour à exploiter et diffuser nos données personnelles.

Les applications et les objets gagnent du terrain

Aujourd’hui 61% des professionnels de santé déclarent utiliser une application de santé. Les usages sont multiples : recherche encyclopédique, aide au diagnostics, aide au traitement, …

Avec l’Internet des Objets (IoT, pour Internet of Things), les objets peuvent désormais communiquer « tout seul » et se projeter directement dans la Toile. Les équipements de plus en plus miniaturisés et les informations dont ils sont porteurs sont désormais accessibles de manière très simple et très rapide. La santé est un extraordinaire débouché pour l’IoT.

L’usage des objets connectés gagne peu à peu la confiance des professionnels qui craignent cependant pour le secret médical selon une étude (étude Withings réalisée pour la MACSF en juillet 2016).

Renforcement du code de la santé publique

La Loi de 2016 apporte des modifications à l’article L. 1111-8 du Code de la santé publique, elle stipule que « Toute personne qui héberge des données de santé à caractère personnel recueillies à l’occasion d’activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social, pour le compte de personnes physiques ou morales à l’origine de la production ou du recueil desdites données ou pour le compte du patient lui-même, doit être agréée à cet effet ».

Cette précision élargie le périmètre à toute personne responsable du traitement de données de santé. Sont donc sur le même pied d’égalité un établissement de santé et une compagnie d’assurance.

A l’heure du cloud, des objets connectés et des applications mobiles florissantes, cette loi renforce le cadre de la sécurisation des données médicales.

Les incontournables enjeux du BigData

Selon une étude de la fédération de l’hospitalisation privée, 43% des français utilisent déjà un dispositif de santé connectée. Mais, 39% en feraient un usage plus important sur recommandation de l’assurance maladie ou d’une mutuelle.

Il s’agit donc de relever le défi du BigData en développant une capacité à traiter d’énorme volume de données tout en respectant les enjeux à la fois médicaux, règlementaires, organisationnels et financiers qui se cachent derrière.